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vers une Bretagne réunifiée
La Réunification de la Bretagne : pourquoi ? comment ? "Grand ouest" et "pays de la Loire" ont du plomb dans l'aile, Nantes restera bretonne...

Fichier: février 2009

28/02/2009 GMT 1

La puissance de l'opinion.

stourmer @ 23:22

    La période aidant, la question de la réforme régionale est présente partout. Pas seulement en Bretagne. A tel point que les sites maville.com ont ouvert des forums au sujet de la réorganisation administrative dans l'ensemble de la Bretagne (lien) ainsi que dans les départements non bretons de la région administrative des "pays de la Loire" (Angers, Le Mans, La Roche sur Yon).

   Malgré tous les biais de compréhension que ce moyen d'expression occasionne, certains constats s'imposent.

    - sur les forums bretons, comme sur les forums précédents à ce sujet (notamment à Nantes), une très large majorité des commentaires est en faveur de la Réunification et les arguments pleuvent. Les opposants, noyés dans la masse, se débattent pour essayer de faire passer la Réunification comme passéiste ou communautariste (quand ce n'est pas anti-européenne...).

  - à Angers, la Réunification de la Bretagne semble acceptée. Les personnes s'exprimant acceptent quasiment toutes l'identité bretonne du Pays Nantais et la légitime Réunification. Ils sont plus perplexes quant à une grande région "val de Loire" qui ne vaudrait peut-être pas mieux que "pays de la Loire". Certains parlent de Maine-Anjou uniquement (il est vrai que la taille d'une région administrative n'est pas nécessairement proportionnelle à sa prospérité...), ce qui tient la route. D'autres évoquent une Bretagne élargie à l'Anjou, idée généreuse mais irréaliste : les Bretons ne peuvent l'accepter...

    - à la Roche sur Yon, la population n'a pas l'air d'avoir oublié qu'elle est poitevine (Vendée = Bas-Poitou) et semble accepter une région Poitou-Charentes-Vendée sans difficultés et même un Poitou-Charentes incluant la Vendée sans la nommer : c'est logique, la Vendée fait partie du Poitou !

    A lire tous ces commentaires, ce qui ressort de manière générale c'est que les "pays de la Loire" n'existent pas ! Les populations administrées ne l'intègrent pas. La Réunification de la Bretagne est non seulement acceptable mais aussi inéluctable pour les habitants des départements non bretons des "pays de la Loire". Les commentaires en Bretagne plaident dans une outrageuse majorité en sa faveur, les opposants de Loire-Atlantique sont peu nombreux et littéralement histériques (défense désespérée...), ceux de la région Bretagne sont plus calmes et sont d'un altruisme à couper le souffle puisque l'argument principal traite de l'abandon des départements voisins. Mais ont-ils réfléchi avant de considérer les Angevins, les Vendéens et les Manceaux comme des enfants, incapables de se débrouiller tous seuls ?

PS : le forum en Bretagne s'intitule "Quelle capitale pour une Bretagne à cinq départements ?". Explicite !

Et si les gesticulations "ligériennes" étaient vaines...

stourmer @ 21:56

    Voici une poignée de liens dirigeant vers des sites officiels de collectivités locales de Loire-Atlantique. On réalise bien en les lisant que le malaise est intense. D'un côté, la région "pays de la Loire" lutte par tous les moyens, mêmes financiers, pour que soit oublié le caractère breton du Pays Nantais. De l'autre, on trouve des collectivités locales qui, à tous les étages, du département à la commune, cherchent à être attractives. Pour cela, elle veulent s'affirmer, ce qui implique qu'elles parlent de leur identité propre, qui n'est pas née il y a une génération avec la loi de décentralisation, n'en déplaise à monsieur Auxiette. On remarque que cela se retrouve tout autant dans les Marches de Bretagne, à quelques encablures de l'Anjou ou du Poitou. Cette région plus contestée que jamais peut-elle continuer à se retrancher pour survivre à l'opinion ? Pas impossible... Mais où est la démocratie ?

    "Le site de Clisson occupe une place géostratégique de première importance depuis le milieu du IXe siècle, époque à laquelle le sud-Loire fut inclus dans le territoire breton jusqu'à la région clissonaise. Depuis lors, cette place forte se dresse face à l'Anjou et au Poitou." Site de la ville de Clisson (lien).

    "Dans l’enceinte du château de Chateaubriant, le Département de Loire-Atlantique présentera à partir de juin 2009 une exposition consacrée aux Marches de Bretagne. Ce sera le point de départ d’un ambitieux programme élaboré avec la Région Bretagne afin de valoriser l’histoire commune des territoires des deux collectivités." Les Informations du Pays de Chateaubriant (lien).

    "Le château des ducs de Bretagne, dans sa partie la plus ancienne, date du XIIIe siècle. Mais c'est au XVe siècle, sous l'égide de François II, dernier duc de la Bretagne indépendante, qu'il a été transformé pour devenir le lieu de résidence de la cour bretonne, à la fois palais résidentiel et forteresse militaire défensive." Site de la ville de Nantes (lien).

    Cet historique de la ville de Nantes est également sans ambiguités (lien).

    Les grandes dates de la Loire-Atlantique introduites en ces termes ; "Terre bretonne, la Loire-Atlantique ...". Site du conseil général (lien).

    "[...] Ancenis s'étire en longueur, perpendiculairement à la Loire. Le pont 'Anjou-Bretagne' relie la ville à Liré, patrie de Joachim du Bellay." ; "Autant de dates et d'évènements majeurs jalonnant les grandes lignes qui font l'histoire de la Bretagne en général" ; "Le château breton des bords de Loire". Site de la ville d'Ancenis (lien).

21/02/2009 GMT 1

Quand la mégalomanie prend le pas sur l'humanité.

stourmer @ 21:25

    Titre un peu offensif, pour un article traitant des opposants notoires à la Réunification de la Bretagne. Je veux parler des maires de Nantes et de Rennes et, dans une moindre mesure, du président de région des "pays de la Loire".

photo Ayrault Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, n'hésitait pas à afficher les couleurs tibétaines lors de la visite du Dalaï Lama, chef religieux tibétain, à Nantes en 2008. Celui-ci a longuement écouté les revendications tibétaines avant de s'insurger contre la répression chinoise au Tibet, qui se manifeste par le non respect de l'intégrité territoriale, l'acculturation et une colonisation ethnique. Il est en revanche moins enclin à afficher le Gwenn-ha-Du et à s'élever contre le non respect de l'intégrité territoriale bretonne (par éviction du Pays Nantais) et l'aculturation forcée de la Bretagne ces deux derniers siècles... La réalité est que monsieur Ayrault ne veut pas entendre parler de Bretagne. Lui, il veut le "grand ouest", un grand arrière-pays complètement dédié à Nantes. Les "pays de la Loire" importent peu, ce qui compte c'est que Nantes devienne la super-préfecture de l'ouest, au détriment de Rennes, l'inquiétante cité qui, si la Bretagne était réunifiée, pourrait en être la capitale... Un maire de Nantes pourrait-il supporter d'être l'homme faible qui aurait laissé faire ça ? Pas JMA en tout cas ! Lui, il peut réunifier le Tibet !

photo delaveau     Daniel Delaveau, maire de Rennes, n'est pas favorable à la Réunification (pas vraiment contre non plus, Rennes n'est pas loin de la Normandie...), comme tout maire de Rennes qui se respecte... Il prétend vouloir intensifier la coopération Nantes/Rennes (on attend toujours...) dans le cadre d'un équilibre entre les deux métropoles. La logique est simple : Nantes étant la plus grande ville de Bretagne, si celle-ci était réunifiée, elle risquerait d'en devenir la capitale. Pas acceptable pour un maire de laisser sa ville perdre son omnipotence sur la Bretagne. Donc en dépit du positionnement du Conseil Régional de Bretagne (dont Rennes devrait être la meilleure représentante...) et du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine en faveur de la Réunification, les maires de Rennes font cavaliers seuls en Bretagne. S'ils ne se positionnent jamais vraiment contre, pour ne pas vexer les électeurs, ils la retardent tant qu'ils le peuvent, espérant ne plus être sur le trône quand Rennes devra déconcentrer une partie de l'administration bretonne.

photo Auxiette Quant à monsieur Auxiette, président de la région "pays de la Loire", il est objectivement extremiste. Mais peut-on sérieusement lui en vouloir ? La Réunification de la Bretagne aboutira mécaniquement à la dislocation des déjà très lâches "pays de la Loire". Se pose alors le problème de sa carrière : s'il est inenvisageable qu'il se présente en Bretagne, il ne pourra pas non plus barrer la route à Ségolène Royal, sa camarade de parti, en Poitou-Charentes-Vendée. Restent le Maine et l'Anjou qui n'ont sans doute pas particulièrement de griefs contre lui. Mais ces deux entités pourraient être rattachées à un Centre-Val de Loire dans lequel Auxiette aurait bien du mal à s'imposer, lui, le natif du Berry ayant grandi en Auvergne et enseigné en Vendée. On comprend encore mieux son inaptitude à comprendre la Bretagne et donc le Pays Nantais après avoir lu son CV... Il se positionne ainsi dans la droite ligne de ses prédécesseurs, Jean-Luc Harousseau, François Fillon et Olivier Guichard, tous hostiles à la Réunification, pour les mêmes raisons.

    On devine donc que l'hostilité manifestée par les dirigeants de ces trois collectivités locales n'a pas grand chose à voir avec les idées ou l'écoute des citoyens, mais bien plus avec l'ambition politique de ceux-ci. C'est donc le mauvais fonctionnement de la démocratie qui a vérouillé pendant tant d'années le processus de Réunification. Les enjeux sont clairs : un dirigeant qui perdrait le statut de capitale de Rennes, qui ferait s'incliner Nantes devant Rennes ou laisserait la région des "pays de la Loire" imploser verrait son prestige en prendre un sacré coup. Ajoutez à cela l'idéologie "grand ouest" qui voudrait fabriquer une super-région en considérant uniquement sa localisation par rapport à Paris. Cela permettrait de ne plus reconnaître l'existence même de la Bretagne, rêve de tout jacobin, et d'effacer toute particularité locale.

La Réunification, pour que...

stourmer @ 18:26

- pour que la presse ne s'insurge plus de voir l'école de polo de la Baule porter le nom de Brittany (=Bretagne) Polo Club.Brittany Polo Club

- pour que l'hymne gallois (et breton...) ne soit plus censuré lors d'une rencontre amicale de rugby à Saint-Nazaire.

- pour que Ouest France et France 3 cessent d'informer différemment la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne.

- pour que soit rétablie l'appellation "vins de pays des Marches de Bretagne", interdite en 2007.

- pour que l'argent public ne soit plus gaspillé dans des campagnes d'identification à la région "pays de la Loire".

- pour que le président de la région "pays de la Loire" ne disperse plus son énergie dans des procès contre des citoyens en colère.

- pour qu'on ne s'attaque plus à l'institution multi-séculaire qu'est la justice bretonne.

- pour que le terme "ligérien" désigne à nouveau "relatif à la Loire" et non "habitant de la région administrative des 'pays de la Loire'".

- pour que les barbouilleurs d'outils de propagande de la région "pays de la Loire" ne soient pas plus mal traités que ceux qui s'attaquent aux panneaux "Bienvenue en Bretagne historique" ou "Nantes/Naoned".

- pour que ce blog et l'interminable débat qui l'a fait naître n'aient plus lieu d'être...

19/02/2009 GMT 1

Le saviez-vous ?

stourmer @ 22:06

    La cohérence du découpage administratif des « pays de la Loire » ne saute pas aux yeux de tout le monde. Dans la plupart des autres découpages quels qu’en soient les auteurs, on ne retrouve pas cette agglutination biscornue de morceaux de terrain.

    Pour ce qui est des découpages d’ordre officiel, citons la carte judiciaire qui en Bretagne est centrée sur le Parlement de Bretagne de Rennes depuis quatre siècles et qui comprend les cinq départements. Territoires sous le ressort de la Cour d'Appel de RennesEn 2007, la réforme de cette carte fut symbolisées par la formule « une région, une Cour d’Appel », ce qui allait inévitablement aboutir au rattachement de la Loire-Atlantique à la Cour d’Appel d’Angers. Les juristes du Pays Nantais ont manifesté leur indignation avec force et Rachida Dati a dû reculer et annoncer sur le parvis du Parlement que la Bretagne judiciaire ne bougerait pas.

    Si un jour vous venez à prendre un vol Ryan Air en provenance ou en direction de l’aéroport de Nantes, vous ne pourrez que constater que la compagnie fait référence à cet aéroport sous le nom de Nantes Brittany (« Bretagne » en anglais). Il est bon de signaler qu’il est plus facile (c’est un euphémisme) de trouver des ouvrages et autres produits sur la Bretagne que sur les « pays de la Loire » dans les boutiques de l’aéroport…

    Ryan Air n’est pas seule, d’autres compagnies adoptent des découpages plus logiques. La région « Ouest » de Castorama par exemple comprend entre autres les cinq départements bretons, mais les magasins du Mans ou d’Angers n’y sont pas. De manière générale, très peu d’entreprises ou d’institutions retiennent un découpage semblable à celui de la région « pays de la Loire ». Ce qui tend à montrer que même l’argument économique ne tient pas pour défendre cette institution tombée des nues. On entend pourtant souvent que « c’est pour des raisons économiques qu’on a séparé Nantes de la Bretagne », ce qui, en-soi, est humainement très discutable, mais cela ne tient pas. Ce n’est pas sur des considérations économiques que cette malheureuse décision a été prise. A chacun d'en interpréter les causes...

17/02/2009 GMT 1

La question de la (des) capitale(s).

stourmer @ 02:01

    Suscitant une inquiétude tenace, la question de LA capitale que choisirait la Bretagne si elle était (enfin) réunifiée demeure un des rares arguments soulevés par les opposants au projet. D’un côté, en effet, se dressent quelques rennais, se complaisant dans l’oubli de la grande sœur nantaise, qui clament être meilleurs représentants de la culture et du folklore bretons (véridique : reportage de « C dans l’air » sur France 5 traitant de la réforme des collectivités territoriales, 3 décembre 2008). Personnellement, je ne suis pas convaincu de la propension rennaise à s’affirmer comme bretonne… On notera que ce genre d’argument est plus facile à trouver chez certains supporters du Stade Rennais (dont je fais pourtant partie) qui exploitent la partition territoriale pour exacerber la rivalité avec Nantes.

    D’autre part, on voit aussi des discours appelant à partager le gâteau, ce qui consiste à donner à chaque ville un territoire égal qu’elle utiliserait à sa guise ou, selon un autre point de vue, à donner une de ces deux riches villes à un arrière-pays arbitrairement défini qui jouirait de la prospérité de la susnommée. Dans les deux cas on ne distingue que de vagues arguments économiques, complètement détachés des réalités sociales, humaines, culturelles et sociologiques. Un pays ne se fabrique pas ; il se vit. Peut-on sur cette base découper des limites administratives en dentelle à travers des terroirs solidaires ?

    Prenons de la hauteur, quittons cet hexagone étriqué et regardons nos voisins européens. Et on constate que, curieusement, ils ne centralisent pas toutes les activités au même endroit ! La Haye abrite de nombreuses institutions internationales et est le centre politique du pays, alors même qu’Amsterdam est bien la capitale de l’Etat néerlandais et que Rotterdam en est le moteur économique. La bourse italienne est à Milan, l’allemande à Francfort et Edimbourg, capitale écossaise laisse sereinement sa voisine Glasgow entraîner l’économie. Alors n’est-ce pas possible de combiner les talents de deux grands pôles urbains ? Et n’est-ce pas plus bénéfique et plus générateur de synergies que de les dresser l’un contre l’autre par le biais de régions administratives interposées ? Et ce dans le plus grand bonheur des citoyens dans une Bretagne retrouvée et assumée. Cela n’empêchera pas les liens entre Nantes et la Vendée ou l’Anjou, pas plus qu’actuellement il n’y a de douane entre Rennes et la Normandie ou le Maine.

PS: rappelons que jamais la Bretagne n'a eu d'unique capitale. Au temps de l'indépendance les institutions décisionnelles se déplaçaient de ville en ville (Clisson, Guérande, Suscinio ou Dinan pourraient être capitales). Nantes fut le siège de la cour ducale sous François II mais Rennes celui du Parlement de Bretagne alors que les Etats semblaient préférer Vannes...

16/02/2009 GMT 1

Réunification : une évidence historique !

stourmer @ 22:50

Petite leçon d’histoire : l’immigration des Bretons en Armorique s’étale du IIIe au VIIe siècle. Ils s’installent tout d’abord dans le nord et l’ouest de la péninsule mais prennent aussi rapidement pied autour de l’estuaire de la Loire, à partir sans doute du Ve siècle, ce qui explique qu’on a par la suite parlé breton dans le nord-ouest de la Loire-Atlantique, et même probablement au sud de l’estuaire.

Tournoi Hermine vs LysCependant, le comté de Nantes fut un temps dirigé par les Francs, maîtres de la Neustrie depuis peu. Au cours du VIe siècle, l’influence politique bretonne commence à s’y étendre, d’abord en Brière, où les Bretons fondent Guérande. Si Charlemagne portera un coup d’arrêt temporaire à cette montée en puissance, la Bretagne deviendra très puissante et, défait, le roi franc Charles le Chauve ne pourra que reconnaître bretons les Pays Nantais et Rennais en l’an 851.

Kastell an Naoned    Les épisodes de l’histoire occasionnés par les invasions normandes, la Guerre de Succession de Bretagne, le Traité d’Union de 1532 n’y changeront rien : le pays Nantais est demeuré breton et s’est érigé en centre névralgique principal de la Bretagne. En témoignent l’importance de places comme Clisson, Machecoul, Guérande, Ancenis, Châteaubriand et surtout le Château des Ducs de Bretagne de Nantes.

Si la Bretagne fut dissoute et divisée en cinq départements pendant la Révolution, les Bretons ne disparurent pas, pas plus qu’ils ne réapparurent en 1956 quand un des programmes d’action régionale fut appelé « région de Bretagne »… Ainsi, toutes les décisions prises au sujet de regroupements de département n’aboutissant pas à la reconstitution de la Bretagne historique ont été contestés (1941, 1956, 1972, 1982). En 2009, la Réunification, demandée avec insistance depuis 60 ans n’est toujours pas un fait…

"Si tous les Bretons la perdent, elle cesse absolument d'être."

stourmer @ 17:30

Morvan Lebesque, nantais et grand auteur breton s’il en est, le soulignait si bien. La Bretagne n’existe que si elle reste vivante dans les cœurs et dans les esprits des Bretons. Or, la Bretagne semble restée bien vivante dans les cœurs des habitants du Pays Nantais, si l’on s’en réfère à toutes les manifestations culturelles et revendicatives bretonnes qui y ont lieu. Sans oublier bien sûr que le débat sur la Réunification de la Bretagne y perdure, 27 ans après la création des régions et 68 ans après la première tentative de partition de la Bretagne par le maréchal Pétain. Si les Nantais continuent de faire vivre la Bretagne, est-il juste qu’une entité administrative répondant au nom de « Bretagne » ne comprenne pas Nantes ?

Ce blog vise à expliquer que l’actuelle région des « pays de la Loire » n’est qu’une tentative de division territoriale, que son existence n’est que provisoire et intenable à long terme. Nantes, la cité des Ducs de Bretagne, et l’ensemble du Pays Nantais sont et resteront bretons, ce qui implique qu’ils soient réintégrés à l’espace administratif breton. Il est également important de démontrer qu’une zone Grand Ouest élargie n’a pas plus de sens que la Bretagne tronquée actuelle. Autres objectifs : dissiper les éventuelles inquiétudes sur les conséquences de la Réunification ou préjugés portant sur le mouvement populaire en sa faveur.

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