Admin. du Site

Nouveau blog Nireblog

vers une Bretagne réunifiée
La Réunification de la Bretagne : pourquoi ? comment ? "Grand ouest" et "pays de la Loire" ont du plomb dans l'aile, Nantes restera bretonne...

Catégorie: Enjeux

22/10/2009 GMT 1

Nantes-Rennes : enfin une coopération ?

stourmer @ 13:01

Nantes-Rennes Metropoles     Au cours de ce mois d'octobre 2009 s'est tenu le premier colloque Nantes-Rennes. Au-delà des maires des deux villes, Jean-Marc Ayrault et Daniel Delaveau, de nombreuses personnalités sont intervenues, notamment les présidents des universités, des CCI, des conseils généraux et régionaux impliqués. Des secteurs clés d'activité économique ont été évoqués ainsi que l'importance de la coopération entre les deux villes en termes d'innovation et de recherche, le tout pour être compétitif face aux autres espaces métropolitains en Europe et dans le Monde.

    Il était temps me direz-vous, après des années, voire des décennies, de promesses. Déjà en janvier 2008 le maire de Nantes disait vouloir intensifier les liens entre les deux villes, mais sans suite. Cette fois-ci des jalons sont posés, reste à savoir bien sûr si ce colloque sera suivi d'effets réels. Première promesse : mettre Rennes et Nantes à 40 minutes en train. Mais à quel horizon ? 2025, comme le prévoit le plan d'aménagement de la gare de Rennes ?

    Quoi qu'il en soit, l'initiative reste encourageante. Peut-être assiste-t-on à la fin de la rivalité stérile qui existe entre les deux plus grande villes de Bretagne depuis la partition de cette dernière. La fin de 30 ans d'inefficacité ? A opposer réalité humaine et économique ? Espérons.

    Car, soyons sérieux, une ligne grande vitesse Nantes - Rennes devrait exister depuis une quinzaine d'années au bas mot. Et nul doute que beaucoup moins d'énergie serait nécessaire pour mettre en place une vraie coopération dans une seule et même région administrative. Alors, faut-il faire le grand ouest ? Sûrement pas ! Pourquoi se priver du nom "Bretagne" quand on sait la puissance de ce qu'il représente à travers l'Europe et le Monde. Pas besoin non plus de perdre un peu plus les populations dans une non identité "grand ouest" qui est néfaste au bon fonctionnement social et économique.

    Donc nous avons besoin urgent d'une Bretagne réunifiée, avec ses 5 départements. La synergie qui naîtra entre les villes bretonnes (pas uniquement entre Nantes et Rennes) créera une zone de prospérité économique et de sérénité sociale qui sera bénéfique à toute la Bretagne mais aussi bien évidemment aux territoires limitrophes, à savoir l'Anjou, le nord Vendée, le bas-Maine ou le Cotentin. Rien n'interdit non plus, d'avoir des partenariats très suivis avec ces régions, pour la recherche, les transports, l'aménagement du territoire et le développement durable. Le fait de regrouper tout le littoral breton dans une même entité administrative en fera un puissant espace maritime, capable d'organiser son développement et pourquoi pas de court-circuiter les ports surchargés de la Mer du Nord. Ce sera enfin un pouvoir considérable de pression sur la réglementation du trafic maritime et de la pêche. Veut-on éviter de nouvelles marées noires ? Veut-on continuer à manger du maquereau ? La Bretagne réunifiée nous y aiderait.

    Bémol du colloque : la Réunification de la Bretagne n'est pas à l'ordre du jour. C'était à prévoir quand on sait l'opinion des protagonistes. Un maire de Rennes qui rêve d'un "grand ouest" où Rennes mettrait à ses pieds la Basse-Normandie, le Maine, l'Anjou, la Vendée et toute la Bretagne ; un maire de Nantes qui préférerait un autre "grand ouest" avec les régions Bretagne, "pays de la Loire" et Poitou-Charentes. Quand à la présence de Jacques Auxiette, c'est la garantie que la Réunification n'était pas à l'ordre du jour ! En résumé, on voit mal comment ces messieurs pourraient s'entendre sur le long-terme. Cette reprise des relations diplomatiques est une légère avancée, la Réunification est plus que jamais porteuse d'avenir.

Nantes en Bretagne : où est le problème ?

stourmer @ 21:01

    Vous connaissez l’Allier ? Cette rivière a donné son nom à un département. Celui-ci se situe actuellement dans la « région Auvergne ». Il n’a pourtant pas grand-chose d’auvergnat (étant extérieur au comté d’Auvergne et à la zone occitane), ce qui nous confirme l’ineptie du découpage régional français. Ses contours correspondent à peu près au duché de Bourbon. Et vous savez quoi ? Si vous y entrez en voiture, vous verrez clairement affiché « Bienvenue en Bourbonnais ». Il n’y a rien de ringard à l’affirmer : « l’Allier » ça ne veut pas dire grand-chose, si ce n’est pour désigner une rivière. Alors pourquoi ne pas utiliser le nom traditionnel de ce territoire ? N’est-ce pas plus parlant et plus attractif ? Plus digne même pour ses habitants qui ont sans doute un peu plus qu’une rivière à offrir… Et le Conseil Général ne s’y trompe pas en affichant clairement l’identité de son territoire. Même si cela fait 220 ans que l’administration n’a plus reconnu officiellement le Bourbonnais…

    Plus près de nous, l’Indre-et-Loire, autre département, n’hésite pas non plus à parler de Touraine, le Maine-et-Loire à parler d’Anjou… Et qui trouve cela dépassé ? Pourquoi diable la Loire-Atlantique n’aurait-elle pas le droit de revendiquer son appartenance à la Bretagne ? Certains s’insurgent et disent que le Duché de Bretagne, c’est de l’Ancien Régime, que Nantes n’a plus rien à voir avec elle. Mais c’est bien eux qui sont dans le faux. Bretagne, Anjou, Touraine sont tous des dénominations supprimées à la Révolution mais des réalités humaines qui se sont quant à elles maintenues. Et parmi elles, la Bretagne n’est-elle pas une de celles qui ont gardé la plus grande cohésion ? En refusant d’admettre la partition de la Bretagne comme une erreur historique et le maintien de cette situation comme une violation des Droits de l’Homme (et oui…), ils s’inscrivent dans une logique à l’opposé de l’humanisme ou de la philosophie des Lumières. Ils adhèrent au contraire à l’idéologie jacobine en soutenant que l’identité bretonne n’a plus lieu d’être et doit s’effacer, au moins en Loire-Atlantique. Quelle est cette opinion qui se cache derrière le modernisme pour interdire à un peuple de s’assumer ? Derrière la démocratie pour finalement en bafouer le principe le plus élémentaire qu’est le droit de choisir ?

    Les mêmes soutiendront sans doute la cause tibétaine, le combat des Tamouls ou l’indépendance du Monténégro. Mais quant on en vient au droits des Bretons, la République devient « une et indivisible », comprenez sans aucune subdivision et uniformisatrice. Dans ce cadre, la région "pays de la Loire" joue bien son rôle : ne correspondant à aucune réalité humaine et affaiblissant considérablement la Bretagne, elle vise à anéantir l’identité locale comme si elle était dangereuse. Celle-ci est pourtant une richesse fantastique alors même que l’Etat français semble en déclin permanent, aussi bien vis-à-vis du reste du Monde qu’à l’intérieur. Ainsi, il se détruit de l’intérieur pensant que ça l’aidera à l’extérieur… Et vous, à choisir entre pomme dévorée par les vers et une autre intacte, vous choisissez laquelle ?

07/04/2009 GMT 1

Risible contre-attaque.

stourmer @ 22:52

Les déclarations que Nicolas Sarkozy a prononcées fin novembre au sujet de la Réunification de la Bretagne ont fait l’effet d’une bombe. Le mouvement pour la Réunification, toujours important mais jusque là muselé par le politiquement correct et des politiques s’accrochant à leurs sièges, bénéficia soudainement d’une fenêtre médiatique sans précédent. Il est d’ailleurs intéressant de noter que dès que la parole fut libérée, l’expression du besoin de Réunification de la Bretagne explosa, faisant la une de tous les journaux locaux (et même écrire des articles dans de grands quotidiens nationaux) et poussant de nombreuses collectivités locales, associations, entreprises et députés bretons à apporter leur soutien. C’est tout simplement la preuve que le désir est latent et que même s’il est souvent minimisé, il démontre à la première occasion son existence et son importance.

Le climat d’effervescence dura des mois. L’association Bretagne Réunie fut reçue à l’Elysée par le nantais Franck Louvrier, porte-parole de Nicolas Sarkozy. 12 députés bretons signèrent une déclaration. Les chefs d’entreprise se réunirent à Paris au restaurant de Jacques Le Divellec pour lancer un appel pour la Réunification. Le conseil régional vota à nouveau en faveur de la Réunification, tout comme la ville de Lorient ou le pays de Redon. L’énumération exhaustive est impossible mais le fait est que monsieur Edouard Balladur semblait être très favorable à une réorganisation de l’ouest de l’hexagone impliquant la Réunification de la Bretagne. Il y eut de nombreuses fuites quant à la réorganisation territoriale, et aucun démenti. A tel point, que Le Télégramme a publié en février une carte en première page faisant état des modifications à attendre de la commission Balladur, carte qui ne se privait pas d’afficher une Bretagne à cinq départements.

Puis coup de théâtre : Balladur, ayant mené à bien sa réflexion avec le comité qui porte son nom, explique que les bruits autour de telle ou telle décision n’étaient que des rumeurs et surtout qu’aucune décision ne pourrait être prise sans l’accord de tous les conseils régionaux et généraux concernés. La Réunification de la Bretagne n’est donc pas à l’ordre du jour et si elle devait être sollicitée, il faudrait pour cela que le conseil général des « pays de la Loire » l’approuve ! Et pourquoi pas aussi le département de la Sarthe ! On est donc passé d’un espoir extraordinaire à une désillusion totale. Le plus triste étant le revirement de situation. Et celui-ci ne serait pas « naturel » : selon certains c’est bien la pression exercée par certains politiques (cherchez bien vous les trouverez dans ce blog…) auprès de leurs camarades de parti au sein de la commission Balladur qui aurait abouti à l’abandon de la proposition de Réunification de la Bretagne et au droit de véto de la région « pays de la Loire ». Telle fut la contre-attaque des antis-Réunification : court-circuiter un mouvement populaire, prometteur et citoyen par le réseau et les intérêts personnels ou partisans.

Pourquoi est-ce risible ? Parce que c’est l’œuvre de personnages qui se complaisent trop souvent dans de grands discours. Les valeurs démocratiques et républicaines, ils savent s’y référer. Ils donnent beaucoup de leçons. Mais ce qui les rend ridicules c’est qu’ils ne se les appliquent pas. Ces personnalités qui s’époumonent depuis toujours pour étouffer l’« affaire » de la partition de la Bretagne, utilisent tous les moyens pour bloquer la mise en place d'un débat à ce sujet. Démocratique en effet ! D’autant que ce serait la moindre des choses pour résoudre un problème qui dure depuis plusieurs décennies ! J’ajouterai que ces méthodes, qui ne sont probablement pas que des rumeurs, sont d'autant plus risibles qu'elles ne sont pas discrètes...

Quoi qu'il en soit, pas d'inquiétudes ! La fenêtre médiatique ne s'est pas fermée et la Réunification n'a jamais été aussi proche. Elle devient même sujet de surenchères politiciennes au conseil régional...

28/02/2009 GMT 1

La puissance de l'opinion.

stourmer @ 23:22

    La période aidant, la question de la réforme régionale est présente partout. Pas seulement en Bretagne. A tel point que les sites maville.com ont ouvert des forums au sujet de la réorganisation administrative dans l'ensemble de la Bretagne (lien) ainsi que dans les départements non bretons de la région administrative des "pays de la Loire" (Angers, Le Mans, La Roche sur Yon).

   Malgré tous les biais de compréhension que ce moyen d'expression occasionne, certains constats s'imposent.

    - sur les forums bretons, comme sur les forums précédents à ce sujet (notamment à Nantes), une très large majorité des commentaires est en faveur de la Réunification et les arguments pleuvent. Les opposants, noyés dans la masse, se débattent pour essayer de faire passer la Réunification comme passéiste ou communautariste (quand ce n'est pas anti-européenne...).

  - à Angers, la Réunification de la Bretagne semble acceptée. Les personnes s'exprimant acceptent quasiment toutes l'identité bretonne du Pays Nantais et la légitime Réunification. Ils sont plus perplexes quant à une grande région "val de Loire" qui ne vaudrait peut-être pas mieux que "pays de la Loire". Certains parlent de Maine-Anjou uniquement (il est vrai que la taille d'une région administrative n'est pas nécessairement proportionnelle à sa prospérité...), ce qui tient la route. D'autres évoquent une Bretagne élargie à l'Anjou, idée généreuse mais irréaliste : les Bretons ne peuvent l'accepter...

    - à la Roche sur Yon, la population n'a pas l'air d'avoir oublié qu'elle est poitevine (Vendée = Bas-Poitou) et semble accepter une région Poitou-Charentes-Vendée sans difficultés et même un Poitou-Charentes incluant la Vendée sans la nommer : c'est logique, la Vendée fait partie du Poitou !

    A lire tous ces commentaires, ce qui ressort de manière générale c'est que les "pays de la Loire" n'existent pas ! Les populations administrées ne l'intègrent pas. La Réunification de la Bretagne est non seulement acceptable mais aussi inéluctable pour les habitants des départements non bretons des "pays de la Loire". Les commentaires en Bretagne plaident dans une outrageuse majorité en sa faveur, les opposants de Loire-Atlantique sont peu nombreux et littéralement histériques (défense désespérée...), ceux de la région Bretagne sont plus calmes et sont d'un altruisme à couper le souffle puisque l'argument principal traite de l'abandon des départements voisins. Mais ont-ils réfléchi avant de considérer les Angevins, les Vendéens et les Manceaux comme des enfants, incapables de se débrouiller tous seuls ?

PS : le forum en Bretagne s'intitule "Quelle capitale pour une Bretagne à cinq départements ?". Explicite !

21/02/2009 GMT 1

Quand la mégalomanie prend le pas sur l'humanité.

stourmer @ 21:25

    Titre un peu offensif, pour un article traitant des opposants notoires à la Réunification de la Bretagne. Je veux parler des maires de Nantes et de Rennes et, dans une moindre mesure, du président de région des "pays de la Loire".

photo Ayrault Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, n'hésitait pas à afficher les couleurs tibétaines lors de la visite du Dalaï Lama, chef religieux tibétain, à Nantes en 2008. Celui-ci a longuement écouté les revendications tibétaines avant de s'insurger contre la répression chinoise au Tibet, qui se manifeste par le non respect de l'intégrité territoriale, l'acculturation et une colonisation ethnique. Il est en revanche moins enclin à afficher le Gwenn-ha-Du et à s'élever contre le non respect de l'intégrité territoriale bretonne (par éviction du Pays Nantais) et l'aculturation forcée de la Bretagne ces deux derniers siècles... La réalité est que monsieur Ayrault ne veut pas entendre parler de Bretagne. Lui, il veut le "grand ouest", un grand arrière-pays complètement dédié à Nantes. Les "pays de la Loire" importent peu, ce qui compte c'est que Nantes devienne la super-préfecture de l'ouest, au détriment de Rennes, l'inquiétante cité qui, si la Bretagne était réunifiée, pourrait en être la capitale... Un maire de Nantes pourrait-il supporter d'être l'homme faible qui aurait laissé faire ça ? Pas JMA en tout cas ! Lui, il peut réunifier le Tibet !

photo delaveau     Daniel Delaveau, maire de Rennes, n'est pas favorable à la Réunification (pas vraiment contre non plus, Rennes n'est pas loin de la Normandie...), comme tout maire de Rennes qui se respecte... Il prétend vouloir intensifier la coopération Nantes/Rennes (on attend toujours...) dans le cadre d'un équilibre entre les deux métropoles. La logique est simple : Nantes étant la plus grande ville de Bretagne, si celle-ci était réunifiée, elle risquerait d'en devenir la capitale. Pas acceptable pour un maire de laisser sa ville perdre son omnipotence sur la Bretagne. Donc en dépit du positionnement du Conseil Régional de Bretagne (dont Rennes devrait être la meilleure représentante...) et du Conseil Général d'Ille-et-Vilaine en faveur de la Réunification, les maires de Rennes font cavaliers seuls en Bretagne. S'ils ne se positionnent jamais vraiment contre, pour ne pas vexer les électeurs, ils la retardent tant qu'ils le peuvent, espérant ne plus être sur le trône quand Rennes devra déconcentrer une partie de l'administration bretonne.

photo Auxiette Quant à monsieur Auxiette, président de la région "pays de la Loire", il est objectivement extremiste. Mais peut-on sérieusement lui en vouloir ? La Réunification de la Bretagne aboutira mécaniquement à la dislocation des déjà très lâches "pays de la Loire". Se pose alors le problème de sa carrière : s'il est inenvisageable qu'il se présente en Bretagne, il ne pourra pas non plus barrer la route à Ségolène Royal, sa camarade de parti, en Poitou-Charentes-Vendée. Restent le Maine et l'Anjou qui n'ont sans doute pas particulièrement de griefs contre lui. Mais ces deux entités pourraient être rattachées à un Centre-Val de Loire dans lequel Auxiette aurait bien du mal à s'imposer, lui, le natif du Berry ayant grandi en Auvergne et enseigné en Vendée. On comprend encore mieux son inaptitude à comprendre la Bretagne et donc le Pays Nantais après avoir lu son CV... Il se positionne ainsi dans la droite ligne de ses prédécesseurs, Jean-Luc Harousseau, François Fillon et Olivier Guichard, tous hostiles à la Réunification, pour les mêmes raisons.

    On devine donc que l'hostilité manifestée par les dirigeants de ces trois collectivités locales n'a pas grand chose à voir avec les idées ou l'écoute des citoyens, mais bien plus avec l'ambition politique de ceux-ci. C'est donc le mauvais fonctionnement de la démocratie qui a vérouillé pendant tant d'années le processus de Réunification. Les enjeux sont clairs : un dirigeant qui perdrait le statut de capitale de Rennes, qui ferait s'incliner Nantes devant Rennes ou laisserait la région des "pays de la Loire" imploser verrait son prestige en prendre un sacré coup. Ajoutez à cela l'idéologie "grand ouest" qui voudrait fabriquer une super-région en considérant uniquement sa localisation par rapport à Paris. Cela permettrait de ne plus reconnaître l'existence même de la Bretagne, rêve de tout jacobin, et d'effacer toute particularité locale.

La Réunification, pour que...

stourmer @ 18:26

- pour que la presse ne s'insurge plus de voir l'école de polo de la Baule porter le nom de Brittany (=Bretagne) Polo Club.Brittany Polo Club

- pour que l'hymne gallois (et breton...) ne soit plus censuré lors d'une rencontre amicale de rugby à Saint-Nazaire.

- pour que Ouest France et France 3 cessent d'informer différemment la Loire-Atlantique et le reste de la Bretagne.

- pour que soit rétablie l'appellation "vins de pays des Marches de Bretagne", interdite en 2007.

- pour que l'argent public ne soit plus gaspillé dans des campagnes d'identification à la région "pays de la Loire".

- pour que le président de la région "pays de la Loire" ne disperse plus son énergie dans des procès contre des citoyens en colère.

- pour qu'on ne s'attaque plus à l'institution multi-séculaire qu'est la justice bretonne.

- pour que le terme "ligérien" désigne à nouveau "relatif à la Loire" et non "habitant de la région administrative des 'pays de la Loire'".

- pour que les barbouilleurs d'outils de propagande de la région "pays de la Loire" ne soient pas plus mal traités que ceux qui s'attaquent aux panneaux "Bienvenue en Bretagne historique" ou "Nantes/Naoned".

- pour que ce blog et l'interminable débat qui l'a fait naître n'aient plus lieu d'être...

17/02/2009 GMT 1

La question de la (des) capitale(s).

stourmer @ 02:01

    Suscitant une inquiétude tenace, la question de LA capitale que choisirait la Bretagne si elle était (enfin) réunifiée demeure un des rares arguments soulevés par les opposants au projet. D’un côté, en effet, se dressent quelques rennais, se complaisant dans l’oubli de la grande sœur nantaise, qui clament être meilleurs représentants de la culture et du folklore bretons (véridique : reportage de « C dans l’air » sur France 5 traitant de la réforme des collectivités territoriales, 3 décembre 2008). Personnellement, je ne suis pas convaincu de la propension rennaise à s’affirmer comme bretonne… On notera que ce genre d’argument est plus facile à trouver chez certains supporters du Stade Rennais (dont je fais pourtant partie) qui exploitent la partition territoriale pour exacerber la rivalité avec Nantes.

    D’autre part, on voit aussi des discours appelant à partager le gâteau, ce qui consiste à donner à chaque ville un territoire égal qu’elle utiliserait à sa guise ou, selon un autre point de vue, à donner une de ces deux riches villes à un arrière-pays arbitrairement défini qui jouirait de la prospérité de la susnommée. Dans les deux cas on ne distingue que de vagues arguments économiques, complètement détachés des réalités sociales, humaines, culturelles et sociologiques. Un pays ne se fabrique pas ; il se vit. Peut-on sur cette base découper des limites administratives en dentelle à travers des terroirs solidaires ?

    Prenons de la hauteur, quittons cet hexagone étriqué et regardons nos voisins européens. Et on constate que, curieusement, ils ne centralisent pas toutes les activités au même endroit ! La Haye abrite de nombreuses institutions internationales et est le centre politique du pays, alors même qu’Amsterdam est bien la capitale de l’Etat néerlandais et que Rotterdam en est le moteur économique. La bourse italienne est à Milan, l’allemande à Francfort et Edimbourg, capitale écossaise laisse sereinement sa voisine Glasgow entraîner l’économie. Alors n’est-ce pas possible de combiner les talents de deux grands pôles urbains ? Et n’est-ce pas plus bénéfique et plus générateur de synergies que de les dresser l’un contre l’autre par le biais de régions administratives interposées ? Et ce dans le plus grand bonheur des citoyens dans une Bretagne retrouvée et assumée. Cela n’empêchera pas les liens entre Nantes et la Vendée ou l’Anjou, pas plus qu’actuellement il n’y a de douane entre Rennes et la Normandie ou le Maine.

PS: rappelons que jamais la Bretagne n'a eu d'unique capitale. Au temps de l'indépendance les institutions décisionnelles se déplaçaient de ville en ville (Clisson, Guérande, Suscinio ou Dinan pourraient être capitales). Nantes fut le siège de la cour ducale sous François II mais Rennes celui du Parlement de Bretagne alors que les Etats semblaient préférer Vannes...

Fichier | Nouveau blog Nireblog