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vers une Bretagne réunifiée
La Réunification de la Bretagne : pourquoi ? comment ? "Grand ouest" et "pays de la Loire" ont du plomb dans l'aile, Nantes restera bretonne...

Catégorie: Histoire

21/01/2010 GMT 1

Une décision favorable pour le 70e anniversaire ?

stourmer @ 15:18

    Cela fera 70 ans en 2011 que l'Etat français a pour la première fois créé deux régions administrative différentes pour Rennes et Nantes, divisant ainsi de facto la Bretagne. Si ce découpage ne dura que quelques mois, il est tout un symbole en ce qui concerne la Bretagne, divisée à nouveau en quelques minutes dans les années 50 sur un modèle qui persiste aujourd'hui dans les régions Bretagne et "pays de la Loire".

    Après des années de lutte citoyenne, les Bretons sont peut-être en passe de voir leur souhait se réaliser : la Réunification de la Bretagne. Guérande vient de voter un voeu en faveur de l'ouverture du débat sur la Réunification en ce mois de janvier, en parallèle à la municipalité d'Hennebont notamment. Elles rejoignent ainsi les désormais nombreuses communes et collectivités locales qui se sont clairement prononcées en faveur d'une Bretagne réunifiée.

    Fin février se prépare une manifestation de Bretagne Réunie à Nantes. Et ce n'est pas fini ! Alors la Réunification ? Pour 2011 ? 70 ans après Pétain ? Ou pour 2012, 40 ans après la création des régions ?

29/10/2009 GMT 1

Best Sellers.

stourmer @ 16:28

    La région "pays de la Loire" est fière de vous annoncer la sortie du Dictionnaire des Lycées Publics des "pays de la Loire". La parution de cet ouvrage vient corriger le manque de reconnaissance des "pays de la Loire" dans la littérature et dans l'histoire. Et ce malgré l'exceptionnelle cohérence du territoire "ligérien" depuis des temps immémoriaux.

    Ce livre inaugure un genre nouveau qui sera vite imité. On attend déjà Les Collèges dans la Creuse, Histoire des autoroutes en Rhône-Alpes-Auvergne-Limousin et Pourquoi la chaise du fond à droite a cassé la première dans la salle de réunion du conseil municipal de Saint-Lucien-en-Livraye ?.

    Le programme engagé par le conseil régional pour rendre à la région "pays de la Loire" toute sa place dans l'histoire ne s'arrête pas là. Bientôt en librairie : La politique de communication des Ligérois* au Moyen-Âge, Olivier Guichard à la Baule : chroniques d'une bétonnisation nécessaire, Les Ligérois* en Armorique et en Aquitaine au Ve siècle, L'ideux Morvan Lebesque et enfin Routes, Musées, Lycées : la vraie identité.

*ancien nom des habitants des "pays de la Loire"

NB : cet article ne veut en aucun cas dénigrer le travail de recherche ou d'écriture sur le titre cité. Il vise à rappeler l'absurdité qu'il y a à vouloir à tout prix réaliser l'unité de tout ce qui se trouve entre le marais poitevin et les collines du Perche.

06/10/2009 GMT 1

20 ans de Celtomania.

stourmer @ 15:32

16244_1.jpg     A l'heure où M. Auxiette évoque l'histoire angevine de la Bretagne, faisant référence à la trentaine d'année durant laquelle elle fut son l'emprise du roi d'Angleterre (voir interview), celle-ci continue sa route vers un avenir serein et réunifié. Le festival des Celtomania fête ses 20 ans cette année (voir le site), proposant des animations dans 13 communes de Loire-Atlantique.

    S'il est remarquable de voir à quel point la culture bretonne est vivante et sans cesse renouvelée à travers des évènements toujours plus suivis, il est surtout rassurant de constater qu'elle est toujours dynamique dans la partie de la Bretagne actuellement annexée à la région des "pays de la Loire", à savoir le Pays Nantais. Ceci ne vient qu'apporter de l'eau au moulin des gens, plus nombreux qu'on ne le croit, convaincus que la Loire-Atlantique est bretonne et que la Bretagne veut vivre au complet.

    En tout cas, félicitations aux Celtomania qui, juste après le succès de la manifestation automobile de Bretagne Réunie (voir le site) du 3 octobre, font perdurer ce message : le Pays Nantais est et restera breton !!!

17/09/2009 GMT 1

Science-Fiction.

stourmer @ 17:46

    Qu'il faisait bon vivre dans notre chère région Pays de la Vilaine. La douceur du climat, partagée par nos départements de la Manche, de l'Ille-et-Vilaine, de la Mayenne, du Maine-et-Loire et de l'Indre-et-Loire, est un don du ciel et le relatif dynamisme économique nous a permis de vivre à l'abri du besoin. Notre grande capitale, Rennes, était très attactive.

    L'an dernier encore, tout allait bien. La statue d'Olivier Chigard, premier grand homme des Pays de la Vilaine, venait d'être inaugurée à Cancale, tout près de l'immense station balnéaire de la baie du Mont-Saint-Michel. Il s'agissait d'un vibrant hommage de Jacques Coque-Siette et de François Nillonffe à l'homme qui avait rendu salubre cet ignoble enchevêtrement de sables mouvants, de marais et de dunes. Il en profita d'ailleurs pour reconstruire le Mont-Saint-Michel (qui était bien trop vieillot !) dans un style plus moderne pour loger les touristes aisés.

    Puis cette année, tout s'est enrayé à cause d'une poignée d'extrémistes enragées ! Ceux-ci s'en prennent à notre région, les Pays de la Vilaine, et veulent en annexer (c'est ce que dit Coque-Siette) une partie, l'Ille-et-Vilaine, qui comprend je le rappelle notre belle capitale de Rennes et son Parlement des Pays de la Vilaine qui abrite un musée habilement dirigé par la municipalité.

    Depuis les manifestations se multiplient. Et ça crie "de Kemper au Couesnon nous sommes tous des Bretons" ; "est pro azon, breilles est bête" (je crois que c'est leur langue communautariste, de toute façon il ne savent dire que ça !). Le pire c'est que le débat au Parlement semble tourner à leur avantage. J'ai alors décidé de résister mais je ne trouve que très peu d'alliés... Nous sommes trop mous, nous les Vilainiens pourtant largement majoritaires. Je ne comprends pas pourquoi mes concitoyens ne luttent pas davantage contre ces terroristes de la région voisine, archaïque et passéiste.

    Je suis nostalgique maintenant. Je repense à nos soirées rennaises au bord de la rivière qui est au coeur de notre région (bien que les détracteurs prétendent qu'elle ne passe que par deux départements sur cinq...), nous dégustions un bon cabernet AOC Val de Vilaine, provenant du sud de la région. Je regarde avec tristesse la plaque d'immatriculation de ma voiture neuve, arborant fièrement le n° 35 et le magnifique et onéreux logo Pays de la Vilaine : "((PDV))".

    Et dire que nous allons bientôt devoir fuir devant les hordes barbares bretonnes en pleine croisade colonialo-impérialo-communautariste. Et l'armée ne fait rien !

Pays de la Vilaine

3 octobre. Journée internationale des Réunifications ?

stourmer @ 16:52

    3 octobre 1990, la Réunification allemande est effective, près d'un an après la chûte du mur. 19 ans plus tard, la Bretagne va demander la chûte de son mur.

    En effet, Bretagne Réunie organise une nouvelle manifestation ce 3 octobre. Cette manifestation sera automobile, au départ du Parlement de Bretagne, à Rennes, et s'achèvera au Château des Ducs de Bretagne, à Nantes.

    Le but est d'influencer le débat parlementaire à venir cet automne.

    Renseignements sur le site de Bretagne Réunie (site) ou sur celui de l'Agence Bretagne Presse (article). Venez nombreux !

22/05/2009 GMT 1

Nantes en Bretagne : où est le problème ?

stourmer @ 21:01

    Vous connaissez l’Allier ? Cette rivière a donné son nom à un département. Celui-ci se situe actuellement dans la « région Auvergne ». Il n’a pourtant pas grand-chose d’auvergnat (étant extérieur au comté d’Auvergne et à la zone occitane), ce qui nous confirme l’ineptie du découpage régional français. Ses contours correspondent à peu près au duché de Bourbon. Et vous savez quoi ? Si vous y entrez en voiture, vous verrez clairement affiché « Bienvenue en Bourbonnais ». Il n’y a rien de ringard à l’affirmer : « l’Allier » ça ne veut pas dire grand-chose, si ce n’est pour désigner une rivière. Alors pourquoi ne pas utiliser le nom traditionnel de ce territoire ? N’est-ce pas plus parlant et plus attractif ? Plus digne même pour ses habitants qui ont sans doute un peu plus qu’une rivière à offrir… Et le Conseil Général ne s’y trompe pas en affichant clairement l’identité de son territoire. Même si cela fait 220 ans que l’administration n’a plus reconnu officiellement le Bourbonnais…

    Plus près de nous, l’Indre-et-Loire, autre département, n’hésite pas non plus à parler de Touraine, le Maine-et-Loire à parler d’Anjou… Et qui trouve cela dépassé ? Pourquoi diable la Loire-Atlantique n’aurait-elle pas le droit de revendiquer son appartenance à la Bretagne ? Certains s’insurgent et disent que le Duché de Bretagne, c’est de l’Ancien Régime, que Nantes n’a plus rien à voir avec elle. Mais c’est bien eux qui sont dans le faux. Bretagne, Anjou, Touraine sont tous des dénominations supprimées à la Révolution mais des réalités humaines qui se sont quant à elles maintenues. Et parmi elles, la Bretagne n’est-elle pas une de celles qui ont gardé la plus grande cohésion ? En refusant d’admettre la partition de la Bretagne comme une erreur historique et le maintien de cette situation comme une violation des Droits de l’Homme (et oui…), ils s’inscrivent dans une logique à l’opposé de l’humanisme ou de la philosophie des Lumières. Ils adhèrent au contraire à l’idéologie jacobine en soutenant que l’identité bretonne n’a plus lieu d’être et doit s’effacer, au moins en Loire-Atlantique. Quelle est cette opinion qui se cache derrière le modernisme pour interdire à un peuple de s’assumer ? Derrière la démocratie pour finalement en bafouer le principe le plus élémentaire qu’est le droit de choisir ?

    Les mêmes soutiendront sans doute la cause tibétaine, le combat des Tamouls ou l’indépendance du Monténégro. Mais quant on en vient au droits des Bretons, la République devient « une et indivisible », comprenez sans aucune subdivision et uniformisatrice. Dans ce cadre, la région "pays de la Loire" joue bien son rôle : ne correspondant à aucune réalité humaine et affaiblissant considérablement la Bretagne, elle vise à anéantir l’identité locale comme si elle était dangereuse. Celle-ci est pourtant une richesse fantastique alors même que l’Etat français semble en déclin permanent, aussi bien vis-à-vis du reste du Monde qu’à l’intérieur. Ainsi, il se détruit de l’intérieur pensant que ça l’aidera à l’extérieur… Et vous, à choisir entre pomme dévorée par les vers et une autre intacte, vous choisissez laquelle ?

28/02/2009 GMT 1

Et si les gesticulations "ligériennes" étaient vaines...

stourmer @ 21:56

    Voici une poignée de liens dirigeant vers des sites officiels de collectivités locales de Loire-Atlantique. On réalise bien en les lisant que le malaise est intense. D'un côté, la région "pays de la Loire" lutte par tous les moyens, mêmes financiers, pour que soit oublié le caractère breton du Pays Nantais. De l'autre, on trouve des collectivités locales qui, à tous les étages, du département à la commune, cherchent à être attractives. Pour cela, elle veulent s'affirmer, ce qui implique qu'elles parlent de leur identité propre, qui n'est pas née il y a une génération avec la loi de décentralisation, n'en déplaise à monsieur Auxiette. On remarque que cela se retrouve tout autant dans les Marches de Bretagne, à quelques encablures de l'Anjou ou du Poitou. Cette région plus contestée que jamais peut-elle continuer à se retrancher pour survivre à l'opinion ? Pas impossible... Mais où est la démocratie ?

    "Le site de Clisson occupe une place géostratégique de première importance depuis le milieu du IXe siècle, époque à laquelle le sud-Loire fut inclus dans le territoire breton jusqu'à la région clissonaise. Depuis lors, cette place forte se dresse face à l'Anjou et au Poitou." Site de la ville de Clisson (lien).

    "Dans l’enceinte du château de Chateaubriant, le Département de Loire-Atlantique présentera à partir de juin 2009 une exposition consacrée aux Marches de Bretagne. Ce sera le point de départ d’un ambitieux programme élaboré avec la Région Bretagne afin de valoriser l’histoire commune des territoires des deux collectivités." Les Informations du Pays de Chateaubriant (lien).

    "Le château des ducs de Bretagne, dans sa partie la plus ancienne, date du XIIIe siècle. Mais c'est au XVe siècle, sous l'égide de François II, dernier duc de la Bretagne indépendante, qu'il a été transformé pour devenir le lieu de résidence de la cour bretonne, à la fois palais résidentiel et forteresse militaire défensive." Site de la ville de Nantes (lien).

    Cet historique de la ville de Nantes est également sans ambiguités (lien).

    Les grandes dates de la Loire-Atlantique introduites en ces termes ; "Terre bretonne, la Loire-Atlantique ...". Site du conseil général (lien).

    "[...] Ancenis s'étire en longueur, perpendiculairement à la Loire. Le pont 'Anjou-Bretagne' relie la ville à Liré, patrie de Joachim du Bellay." ; "Autant de dates et d'évènements majeurs jalonnant les grandes lignes qui font l'histoire de la Bretagne en général" ; "Le château breton des bords de Loire". Site de la ville d'Ancenis (lien).

17/02/2009 GMT 1

La question de la (des) capitale(s).

stourmer @ 02:01

    Suscitant une inquiétude tenace, la question de LA capitale que choisirait la Bretagne si elle était (enfin) réunifiée demeure un des rares arguments soulevés par les opposants au projet. D’un côté, en effet, se dressent quelques rennais, se complaisant dans l’oubli de la grande sœur nantaise, qui clament être meilleurs représentants de la culture et du folklore bretons (véridique : reportage de « C dans l’air » sur France 5 traitant de la réforme des collectivités territoriales, 3 décembre 2008). Personnellement, je ne suis pas convaincu de la propension rennaise à s’affirmer comme bretonne… On notera que ce genre d’argument est plus facile à trouver chez certains supporters du Stade Rennais (dont je fais pourtant partie) qui exploitent la partition territoriale pour exacerber la rivalité avec Nantes.

    D’autre part, on voit aussi des discours appelant à partager le gâteau, ce qui consiste à donner à chaque ville un territoire égal qu’elle utiliserait à sa guise ou, selon un autre point de vue, à donner une de ces deux riches villes à un arrière-pays arbitrairement défini qui jouirait de la prospérité de la susnommée. Dans les deux cas on ne distingue que de vagues arguments économiques, complètement détachés des réalités sociales, humaines, culturelles et sociologiques. Un pays ne se fabrique pas ; il se vit. Peut-on sur cette base découper des limites administratives en dentelle à travers des terroirs solidaires ?

    Prenons de la hauteur, quittons cet hexagone étriqué et regardons nos voisins européens. Et on constate que, curieusement, ils ne centralisent pas toutes les activités au même endroit ! La Haye abrite de nombreuses institutions internationales et est le centre politique du pays, alors même qu’Amsterdam est bien la capitale de l’Etat néerlandais et que Rotterdam en est le moteur économique. La bourse italienne est à Milan, l’allemande à Francfort et Edimbourg, capitale écossaise laisse sereinement sa voisine Glasgow entraîner l’économie. Alors n’est-ce pas possible de combiner les talents de deux grands pôles urbains ? Et n’est-ce pas plus bénéfique et plus générateur de synergies que de les dresser l’un contre l’autre par le biais de régions administratives interposées ? Et ce dans le plus grand bonheur des citoyens dans une Bretagne retrouvée et assumée. Cela n’empêchera pas les liens entre Nantes et la Vendée ou l’Anjou, pas plus qu’actuellement il n’y a de douane entre Rennes et la Normandie ou le Maine.

PS: rappelons que jamais la Bretagne n'a eu d'unique capitale. Au temps de l'indépendance les institutions décisionnelles se déplaçaient de ville en ville (Clisson, Guérande, Suscinio ou Dinan pourraient être capitales). Nantes fut le siège de la cour ducale sous François II mais Rennes celui du Parlement de Bretagne alors que les Etats semblaient préférer Vannes...

16/02/2009 GMT 1

Réunification : une évidence historique !

stourmer @ 22:50

Petite leçon d’histoire : l’immigration des Bretons en Armorique s’étale du IIIe au VIIe siècle. Ils s’installent tout d’abord dans le nord et l’ouest de la péninsule mais prennent aussi rapidement pied autour de l’estuaire de la Loire, à partir sans doute du Ve siècle, ce qui explique qu’on a par la suite parlé breton dans le nord-ouest de la Loire-Atlantique, et même probablement au sud de l’estuaire.

Tournoi Hermine vs LysCependant, le comté de Nantes fut un temps dirigé par les Francs, maîtres de la Neustrie depuis peu. Au cours du VIe siècle, l’influence politique bretonne commence à s’y étendre, d’abord en Brière, où les Bretons fondent Guérande. Si Charlemagne portera un coup d’arrêt temporaire à cette montée en puissance, la Bretagne deviendra très puissante et, défait, le roi franc Charles le Chauve ne pourra que reconnaître bretons les Pays Nantais et Rennais en l’an 851.

Kastell an Naoned    Les épisodes de l’histoire occasionnés par les invasions normandes, la Guerre de Succession de Bretagne, le Traité d’Union de 1532 n’y changeront rien : le pays Nantais est demeuré breton et s’est érigé en centre névralgique principal de la Bretagne. En témoignent l’importance de places comme Clisson, Machecoul, Guérande, Ancenis, Châteaubriand et surtout le Château des Ducs de Bretagne de Nantes.

Si la Bretagne fut dissoute et divisée en cinq départements pendant la Révolution, les Bretons ne disparurent pas, pas plus qu’ils ne réapparurent en 1956 quand un des programmes d’action régionale fut appelé « région de Bretagne »… Ainsi, toutes les décisions prises au sujet de regroupements de département n’aboutissant pas à la reconstitution de la Bretagne historique ont été contestés (1941, 1956, 1972, 1982). En 2009, la Réunification, demandée avec insistance depuis 60 ans n’est toujours pas un fait…

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