Antibretonne la police "pays-de-la-loirienne" ? Oui !
Je ne me permettrais pas de dire que les forces de police se sont comportées comme des Vandales, par respect pour ce peuple, à l'antiquité glorieuse, qui s'est évanoui sur les rives de la Méditerranée et qui ne mérite pas de voir son nom sali. Non, il s'agit là de la mise en œuvre, brutale, bête et méchante, de la persécution des militants bretons du Pays Nantais.
Les faits se sont produits suite à la participation du collectif 44=Breizh (blog) à la manifestation contre toutes les répressions à Nantes le 25 avril 2009. Mêlés à d'autres organisations, les membres du collectif ont décidé de quitter le cortège quand ils se sont aperçus que des manifestants commençaient à casser et à s'attaquer aux vitrines.
L'occasion fut trop belle de mettre cela sur le dos des militants de la Réunification... Bien que déçus de ne pas pouvoir les trouver parmi les casseurs, les forces de l'ordre délaissèrent la manifestation violente pour se concentrer sur des individus dangereux : nos militants pro-Réunification en train de siroter des rafraichissements en terrasse d'un café. Il était en effet primordial, dans ce contexte de destruction du centre ville, de vérifier l'identité des militants de la Réunification en train de se détendre... Et sans doute en train de ruminer le fait d'avoir dû quitter le cortège à cause de casseurs.
Il n'a semble-t-il pas fallu grand chose pour que les policiers présents encerclent, chargent et matraquent des innocents, éparpillant tables et chaises qui ne résistèrent pas à l'assaut. Bilan de la rafle : deux interpellations, un gérant de café abasourdi et une hospitalisation pour traumatisme crânien. Tout cela pour un pseudo contrôle d'identité. Aucune victime parmi les policiers, renforcés avant la charge par quatre fourgons de CRS pour faire le poids face à une vingtaine de manifestants (ouf !). Voir aussi : article 44=Breizh, article Celtic League.
Qu'on se le dise, des manifestants d'un tel groupe revendicatif qui se seraient manifestés de la même manière, mais ailleurs qu'en "pays de la Loire", auraient non seulement pu finir leur verre mais seraient en plus rentrés chez eux sans voir le moindre représentant de l'Etat (pas plus qu'il n'aurait vu des logos de la région à chaque coin de rue...). Cet épisode n'est qu'un volet du programme de discréditation de la cause bretonne. Le cerveau de l'opération est une personne morale : la région des "pays de la Loire". Dirigée par des personnages tous plus douteux les uns que les autres, mais le dernier en date (et en talent), Jacques Auxiette, mène un remarquable travail de sape, luttant sur tous les fronts : répression, justice à deux vitesses, police détournée, sondages bidons, influences politiques et discours démagogiques totalement erronés.
Comment ne pas soutenir les victimes de cette agression policière ? Est-il vraiment sage de la part de cette institution anti-démocratique qu’est la région "pays de la Loire" que de refuser en bloc la Réunification de la Bretagne quand cela doit conduire à lutter contre l’opinion publique et à bafouer les droits de l’Homme ? Où cela mène de harceler des gens aux revendications légitimes, qui ne lâcheront pas, encore moins avec de telles exactions ? M. Auxiette souhaite-t-il répondre ou préfère-t-il se pencher sur la prochaine campagne de communication pour faire connaître le nom des "pays de la Loire", maintenant qu’il est empli de la satisfaction d’avoir passé ses ennemis à tabac ?

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